International
Climat : les pays africains réclament un financement de l'adaptation à la hauteur des besoins
À quelques jours des négociations internationales, les délégations africaines rappellent que l'adaptation reste le parent pauvre des financements climatiques.
Les délégations africaines préparent les prochaines négociations climatiques avec une revendication constante : un financement de l'adaptation à la hauteur des besoins des territoires les plus exposés.
Le littoral ouest-africain, avec l'érosion côtière et la salinisation des terres agricoles, figure parmi les zones les plus vulnérables. Les projets d'adaptation y restent souvent financés par des dons de petite taille, difficiles à prolonger dans le temps.
Les négociateurs insistent sur la nécessité de financements prévisibles, accessibles directement aux collectivités, sans montage administratif excessif. Plusieurs pays plaident pour que les fonds existants soient réformés plutôt que multipliés.
Les organisations de la société civile suivront de près la part réellement consacrée à l'adaptation dans les engagements annoncés, en rappelant que l'atténuation attire encore l'essentiel des financements privés.
« On ne négocie pas des milliards, on négocie des digues, des puits et des récoltes. »